Manipulation en milieu professionnel – Partie 2

(suite)

Attention, cet article sera un m√©lange de patois et de bengali si vous n’avez pas lu l’article Manipulation en milieu professionnel – Partie 1 ūüėČ

Chapitre 6 : L’explosion

Le lendemain matin au r√©veil, stress, boule au ventre et naus√©e sont mes meilleurs amis. Je m’attends √† tout.

A mon arrivée, ma responsable nous convoque toutes dans son bureau pour faire un point. Ma collègue, notre stagiaire et moi. Après un bilan du travail en cours, ma responsable me lance alors :

“- Vous avez quelque chose √† rajouter ?

– Non.

– Vous √™tes sure que vous n’avez rien √† rajouter ?

– D’accord, mais seule √† seule.

– Non, c’est soit rien, soit devant tout le monde, car le probl√®me qu’on doit √©voquer impacte tout le service.”

La machine est lancée, les mitraillettes sont armées et je reçois les balles une à une avec une impuissance qui me rend muette.

Mon compagnon est un homme violent qui l’a agress√©e.

Si je suis en mal-√™tre, c’est sans doute √† cause de lui car il me rend malheureuse.

Je pr√©tend √™tre en mal-√™tre mais c’est tout le service qui est en mal-√™tre √† cause de moi.

Je suis √©go√Įste et √©gocentr√©e.

Je ne retiens que le négatif.

Ma collègue et la stagiaire font mon travail à ma place depuis plusieurs mois.

Mon compagnon en sait trop sur ce qui s’est pass√©, sur les moqueries que j’ai subi. Je n’ai pas respect√© mon obligation de discr√©tion professionnelle, la direction va en √™tre inform√©e et je vais peut-√™tre √™tre bl√Ęm√©e.

Dans ce d√©luge, ma coll√®gue verse quelques larmes dont je suis apparemment responsable. La stagiaire reste sous le choc car elle n’avait rien vu de tout le mal-√™tre qui planait sur notre service.

Et face √† cela, rien ne sort, ni mot, ni larme. Je bafouille des paroles d√©cousues dont je n’ai aucun souvenir. Je me rappelle avec aigreur du jour o√Ļ cette nouvelle responsable m’avait demand√© pourquoi mon compagnon n’√©tait pas intervenu face aux probl√®mes que j’avais avec mon ancienne responsable. Je vous laisse palper l’ironie de la situation.

Je ressors sonn√©e. Je croise une coll√®gue que j’appr√©cie et l’avertis de ce qui vient de se passer. Choqu√©e par ma d√©tresse, elle alerte le Comit√© d’Hygi√®ne et de S√©curit√©.

Je sors dehors pour appeler mon m√©decin : Je ne peux plus tenir, je dois prendre un temps d’arr√™t. En raccrochant, je croise un membre du Comit√© Technique. Je le salue, il me demande si je vais bien, je fond en larme.

La matin√©e continue et chacune met de l’eau dans son vin pour arriver √† travailler.

Le hasard fait que nous avions toutes pr√©vues d’aller manger ensemble le midi, √† la cantine de la commune. Nous maintenons le rendez-vous.

Durant ce repas, nous parlons posément.

Ma responsable me demande si cela se passait mieux dans mon ancien service.

Je lui r√©pond par l’affirmative, en lui indiquant que ce domaine me passionnait et que la coh√©sion d’√©quipe √©tait solide.

Elle me demande s’il y aurait moyen qu’un agent de ce service me c√®de sa place.

Je lui répond que cela me semble difficilement concevable.

Elle me demande quelle serait la personne qui pourrait le plus souhaiter partir de ce service.

Je lui parle de Nathalie Dupont, en pr√©cisant qu’il s’agit d’une personne qui pourrait finir par avoir envie de changer de poste au vue de son anciennet√©, mais sans doute √† l’int√©rieur m√™me de son service, pour √©voluer et prendre des responsabilit√©s.

Elle me dit que quoiqu’il en soit, elle se battra pour moi aupr√®s de la Direction, afin que je r√©affecte t√īt ou tard ce service.

Le repas se cl√īt. Je pars chez le m√©decin. Je suis arr√™t√© 15 jours pour “Etat de profonde tristesse, d√©prime et fatigue psychique”.

Je re√ßois un SMS, le soir m√™me, d’une personne du Comit√© Technique. Elle est disponible pour me rencontrer et √©voquer le probl√®me. Le rendez-vous est fix√© au lendemain midi.

Chapitre 7 : L’Abandon

Le lendemain midi, je partage donc un repas avec deux personnes du Comit√© Technique. Je leur explique ce que j’ai v√©cu, ils prennent des notes. Ils sont r√©volt√©s par les √©l√©ments que je leur fournis. Ils m’informent qu’ils iront parler √† ma responsable pour avoir sa version des faits, simple question de proc√©dure. Je ne touche pas √† mon assiette et j’ai les yeux embu√©s quand ils me demandent de tenir bon.

A mon retour au travail, ils m’indiqueront que cela doit √™tre un terrible quiproquo avec ma responsable, qui les a convaincu du bien fond√© de son comportement.

Le Comit√© d’Hygi√®ne et de S√©curit√© se dessaisit de l’affaire, qui ne semble pas entrer dans son domaine de comp√©tence.

Je prends rendez-vous avec la m√©decine du travail pour les alerter. Mais avant de me recevoir, le m√©decin a re√ßu un appel de la directrice des Ressources Humaines, amie de ma responsable, leur indiquant que celle-ci avait √©t√© victime de l’agressivit√© de mon compagnon √† ce sujet. Le m√©decin me le rappelle sans cesse lors de notre entretien et me demande de m’adapter √† la personnalit√© de ma responsable. Je dois faire une travail sur moi, il me tend la carte du psychologue du travail.

Une coll√®gue demande √† l’Assistant pr√©vention, agent charg√© de prot√©ger les agents contre les risques physiques et psychologiques, d’intervenir. Il refusera, par affinit√© pour ma responsable ou par fuite du conflit.

Pendant ce temps, ma responsable r√©digera un compte-rendu √† mon sujet, destin√© √† la Direction. Elle indiquera le mal-√™tre qu’elle a d√©cel√© chez moi. Elle pr√©cisera que j’ai chang√© depuis que je me suis pacs√©e. Elle expliquera que mon compagnon est venu la voir, a √©t√© agressif et a altern√© entre phase de col√®re et de calme. Elle indiquera que je me suis montr√©e m√©prisante envers ma coll√®gue, lors de “l’entretien-fusillade”. Elle expliquera aussi que j’ai formul√© la demande de retourner dans mon ancien service, et prendre la place de Nathalie Dupont. Face √† cela, elle aurait r√©pondu que ma demande n’√©tait pas recevable.

Mon compagnon obtiendra l’interdiction de remettre les pieds sur mon lieu de travail. La consigne sera donn√© √† tous les agents d’accueil.

‚ÄúLa pire souffrance est dans la solitude qui l‚Äôaccompagne.‚ÄĚ disait Andr√© Malraux.

Chapitre 8 : La reconstruction

J’√©tais donc un vulgaire tas de poussi√®re, et on m’avait gliss√© sous le paillasson d’un simple coup de balayette.

Je n’√©tait plus capable de m’alimenter ¬†et suis descendue √† 46 Kg.

J’ai perdu foi en toute les instances qui auraient pu m’aider mais qui ne l’ont pas fait. Car elles ne le souhaitaient pas ou car elles avaient √©t√© manipul√©es.

J’√©tais condamn√©e √† travailler avec cette responsable au comportement pathologique et cette coll√®gue qui me tournait d√©sormais le dos.

J’ai donc d√©cid√© de me reconstruire tant bien que mal. J’ai d√©cid√© de penser √† moi.

Je me suis octroy√©e le temps de vaquer √† l’une de mes passions, la peinture. Et c’est pendant mon arr√™t que j’ai vendu ma premi√®re toile.

J’ai gout√© pour la premi√®re fois au plaisir du massage professionnel.

J’ai pris le temps de savourer des moments en famille et entre amis, et ils m’ont √©t√© d’une aide fondamentale.

J’ai re√ßu l’acceptation de notre proposition d’achat pour notre future maison pendant mon arr√™t. Et on ne peut pas nier l’impact d’un beau projet dans cette reconstruction.

J’ai pris rendez-vous chez un psychiatre √©galement. J’avais besoin d’un regard ext√©rieur, objectif et professionnel, qui √©tait en capacit√© de me dire “Vous avez un s√©rieux probl√®me” si tel √©tait le cas. Mais ce fut l’inverse. Au fil des s√©ances, j’ai compris que je n’√©tais pas celle qui avait le plus besoin d’√™tre soign√©e. Il a permis de changer ma rancune en piti√©. Car ma responsable devait √™tre dr√īlement triste dans sa vie pour en arriver √† ce genre de comportement.

J’ai √©galement travaill√© dur pour pr√©parer mon oral de concours. Car moins d’un mois apr√®s ce qui c’√©tait pass√©, je devais faire fasse √† un jury qui jaugerait pas capacit√© √† assumer mon poste. Concours obtenu haut la main, et qui est venu attester de ma valeur professionnelle.

Me voilà parée pour retourner dans la fosse aux lions.

Chapitre 8 : Le retour

La date de mon retour √©tait fix√©e un lundi. Et comme tous les lundis matin, ma responsable n’√©tait pas l√†. L’accueil de ma coll√®gue fut glacial. Les rares mots qu’elle m’adressa furent : “Tu dois faire un discours de 5 minutes √† la r√©union-bilan de ce soir”.

La r√©union-bilan de ce soir. Je l’avais oubli√©e. C’est une r√©union annuelle o√Ļ chaque agent du service dresse le bilan de l’ann√©e √©coul√©e. Car au del√† d’une √©quipe administrative de 3 personnes, notre service contient une trentaine d’agents sur le terrain.

Le soir, j’ai donc fait mon discours. Elles pensaient peut-√™tre que le fait de me pr√©venir √† la derni√®re minute rendrait mes propos faibles et mal construits. J’en ai d√©cid√© autrement. J’ai d√©cid√© de parler de l’importance de la communication et de la coh√©sion dans une √©quipe. Ma coll√®gue n’a pas su tenir un discours qui tient la route apr√®s mes paroles. Ma responsable a √©t√© sonn√©e par ces propos inattendus.

Le lendemain, une personne “du terrain”, qui passait devant mon bureau, est venue me saluer.¬† Elle m’a demand√© les raisons de mon absence pendant 15 jours. J’ai pr√©text√© un coup de fatigue, mais elle n’√©tait pas dupe. Elle m’informe avoir constat√© l’acharnement que j’ai subi de la part de ma responsable. Elle m’indique aussi que celle-ci n’a fait que me critiquer en public pendant ces derni√®res semaines, me rejetant tous les maux de la Terre sur les √©paules. Elle r√©sume le tout en m’affirmant : “Elle a ses t√™tes”. J’ai son soutien.

Chapitre 9 : Le quotidien reprit son cours

Les jours passèrent, le quotidien reprit son cours.

Ma coll√®gue m’√©vitait, me parlait peu, √©tait tr√®s froide. Mais cette pu√©rilit√© m’indiff√©rait.

Ma responsable changeait quelque peu sa strat√©gie. Puisque tout le monde √©tait au courant de notre histoire et pensait que tout √©tait d√©finitivement perdu, alors elle voulait relever le challenge de prouver le contraire. Finies les humiliations, elle adopterait une attitude beaucoup plus pos√©e, √©quilibr√©e, positive. Son objectif √©tant de me r√©cup√©rer, puisqu’elle m’avait perdu depuis bien longtemps. Cette strat√©gie n’√©tait en rien naturelle pour elle et la v√©rit√© revenait parfois au galop par petite touches.

Comme le jour o√Ļ elle m’a demand√© mon signe astrologique et a r√©pondu le plus sinc√®rement du monde ¬†“Tiens, c’est bizarre, je m’entends bien d’habitude avec les Lion”.

Comme le m√™me jour o√Ļ elle m’a demand√© mon ascendant astrologique et m’a r√©pondu “De toute fa√ßon, les Balance, elles balancent”.

Comme le jour o√Ļ je suis entr√©e dans son bureau et elle s’est exclam√© “Tiens, voil√† Javotte”. Et face √† ma demande d’explication, elle expliqua d’un air narquois “Javotte, c’est celle qui balance. Elle dit rien, puis t’en colle une derri√®re la t√™te”.

Mais cette aigreur m’indiff√©rait aussi.

Quant √† moi, mon maitre-mot √©tait “le recul”. Prendre du recul fasse √† son comportement th√©√Ętral et ses maladresses. Prendre du recul fasse au silence de ma coll√®gue. Ce recul m’a cr√©√© le bouclier qui me manquait. Il m’a permis de ne plus √™tre affect√©e par les comportements toxiques de mes plus proches coll√®gues. L’ironie √©tait ma plus fid√®le amie et je riais de leur comportement.

Cela m’a permis de venir au travail d’un pas l√©ger, avec la sensation d’avoir vaincu le pire.

Cela m’a permis d’am√©liorer mes conditions de travail et donc de me donner l’envie de plus m’investir.

Cela m’a permis de rendre un travail rapide et soign√©.

Cela m’a permis d’avoir une assurance.

Cela m’a permis de m’ouvrir, de communiquer, d’alerter.

Cela m’a permis de formuler des avis aiguis√©s sur certaines situations auxquelles √©tait confront√©e l’√©quipe, et d’√™tre appr√©ci√©e pour mon sens de l’analyse.

Bref, au fil des mois, mes plumes ont repouss√© et j’ai pu prendre mon envol.

Entre temps, ma responsable a r√©cidiv√© et une stagiaire en a fait les tristes frais. Nos situations ont des ressemblances qui rend la comparaison in√©vitable. Elle lui a fait perdre toute estime d’elle, l’a humili√©e et l’a mise en position d’√©chec.

Chapitre 10 : Alors quoi ?

Alors quoi ? Pourquoi tout ces mots, alors que tout cela a commencé en janvier 2016 et que nous sommes en été 2017 ?

Parce que l’histoire de cette stagiaire (notre stagiaire, ma stagiaire) est toute r√©cente et qu’elle a fait murir beaucoup de choses en moi.

Lors de son dernier jour, la stagiaire est venue en pleur dans mon bureau. Epuis√©e par une √©ni√®me remarque de la part de la responsable. Apeur√©e par son emprise qui l’embarquait dans un tourbillon infernal.

Et ce fut l’engrenage. Une coll√®gue, qui a √©galement √©t√© t√©moin de ses pleurs, a alert√© son responsable. Qui a alert√© le Directeur G√©n√©ral Adjoint. Qui a alert√© une √©lue de notre collectivit√©. Qui a souhait√© m’entendre √† ce sujet, persuad√©e que j’avais des choses √† dire.

Alors j’ai parl√©. Les remarques, les humiliations, l’√©tat d’esprit de ma responsable. J’ai tout dit. Et l’√©lue a conclu par ces mots : “Maintenant que vous le dites, je me rappelle de certaines choses √† son sujet”. Je venais donc corroborer un avis qui √©tait d√©j√† forg√©. Ces paroles sont venues m’enlever un poids. Le fameux poids de l’incompr√©hension √† laquelle j’avais fait face et qui avait g√©n√©r√© cet inexorable sentiment de solitude.

Au final, la Directrice G√©n√©rale a appel√© la stagiaire pour lui formuler son soutien, lui indiquant qu’elle √©tait tomb√© “sur la mauvaise personne” et que cela √©tait intol√©rable. Le professeur tuteur de la stagiaire venait en rajouter une couche, en appelant ma responsable pour lui formuler ses pens√©es, aussi √©pic√©es soient elles.

Bref, aujourd’hui, je suis en mesure d’analyser cette aventure et d’en tirer des conclusions.

Aujourd’hui, je suis capable de scander cette expression en laquelle je n’ai pourtant jamais cru jusqu’ici : La roue tourne.

La roue tourne parce que j’ai fait face √† l’incompr√©hension de tous : Ils √©taient persuad√©s que je m’√©tais montr√©e trop susceptible et √† fleur de peau face √† une responsable, certes, un peu “rentre-dedans” mais au bon cŇďur. Aujourd’hui, j’ai la sensation que les esprits s’√©veillent, les interrogations √©mergent, les suspicions se confirment : Et si ses d√©nonciations √©taient vraies ?

La roue tourne car notre service ferme et j’en suis la seule rescap√©e. Je vais √™tre affect√©e dans un autre service, dans lequel je me sens bien. Ma responsable va √™tre rel√©gu√©e au rang d’assistante de direction pendant 4 mois, en digne “roue de secours”, le temps que mon ancienne responsable revienne. Ma coll√®gue va quant √† elle √™tre affect√©e √† un poste dont elle ne veut pas, chapeaut√©e par des personnes qui ne veulent pas d’elle. Ainsi, mes deux comparses pleurent car elles vont √™tre s√©par√©es et ont une √©volution qu’elles ne souhaitaient pas. Ma coll√®gue a perdu l’app√©tit et en vomi m√™me parfois. Bref, elles sont au plus bas. Ma coll√®gue connait d√©sormais la d√©finition du mal-√™tre professionnel. Ce fameux mal-√™tre qu’elle n’a pas souhait√© comprendre quand c’√©tait mon tour, pr√©f√©rant alors m’ignorer et m’adresser le moins possible la parole.

Pendant ce temps, je crois pouvoir dire que je n’ai jamais √©t√© aussi haut.

Je suis en haut car j’ai eu la force de surmonter cette √©preuve alors que je me pensais faible. Parce que je sais que je suis capable de renaitre de mes cendres. Parce que j’ai la sensation que rien de pire ne pourra m’atteindre. Parce que j’ai conscience de l’importance des valeurs qui sont les miennes, dans ce monde du travail qui va mal. Parce que je connais mes qualit√©s professionnelles. Parce qu’elles n’obtiennent pas ma haine aujourd’hui, et que j’ai la maturit√© de porter malgr√© tout un soutien et une oreille attentive envers mes deux coll√®gues, certes responsables de ma chute, mais qui vont mal. “La haine ne produit pas de valeur” a dit r√©cemment SolangeTeParle dans l’une de ses vid√©os. C’est l’une des conclusions que j’ai tir√© de cette histoire.

J’ai aussi analys√© le comportement de ma responsable pour r√©ussir √† donner un nom √† ses maux : Le mot “manipulation”.

Le manipulateur culpabilise. Rejette ses responsabilit√©s sur autrui. Est d’une efficacit√© redoutable pour atteindre ses propres buts. Change ses fa√ßons de communiquer selon les situations et les interlocuteurs. D√©valorise l’autre puis le flatte. Divise pour mieux r√©gner. Se place en victime pour attirer la compassion. Scande que ses agissements sont fond√©s sur des raisons logiques et des principes moraux. Simule des connaissances pour cr√©er un sentiment d’ignorance chez l’autre. Ment. Est √©gocentrique. Ne supporte pas la critique, quitte √† nier les √©vidences. A des comportements qui vont √† l’inverse de son discours…

Vous constaterez que chacune de ces √©nonciations est illustr√©e d’un exemple dans mon r√©cit.

Conclusion

Alors je conclurai par ces mots.

Le phŇďnix a 3 avantages face au vautour :

РIl renait de ses cendres, alors que le vautour meurt seul, rongé par les vers.

– Il ne se nourrit pas de carcasses : Sa vie ne tient donc pas √† croquer des proies d√©j√† trop affaiblies,¬† qu’un simple coup de griffe ach√®vera. Bref, son existence ne se base pas sur la d√©tresse des autres.

– Son plumage est beau et rempli de couleurs, et orne des ailes qui sauront l’amener tr√®s haut et tr√®s loin. Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle l’Oiseau du Soleil.

 

L’Oiseau du Soleil.

J’ai un soleil tatou√© depuis plusieurs ann√©e sur mon omoplate, bien avant que toute cette histoire ne se passe.

Ironie.

J’ai un soleil tatou√© sur mon aile.

Et il ancre plus que jamais en moi les principes que je veux porter.

Et il saura me rappeler que mes valeurs ne sont pas les leurs.

Et il saura me rappeler que la vraie force n’est pas d’√™tre en capacit√© d’√©craser l’autre, mais d’√™tre capable de r√©sister √† la toxicit√© des gens qui ne savent plus faire le bien autour d’eux.

 

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